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Un panorama des différentes écoles, à travers les auteurs les plus marquants et les ouvrages les plus significatifs.

L’École française


ANTOINE CARTIER D'AURE
1799-1863

Écuyer en chef du Manège de Saumur de 1847 à 1854. Écuyer cavalcadour
de Louis XVIII, Charles X et Napoléon III.
En jetant les nouvelles bases du développement de l'équitation sportive et militaire en France, le comte d'Aure devait établir une coupure définitive avec l'enseignement académique de Versailles dont il fut en son temps le défenseur.
Il devait également marquer par de nombreuses transformations l'enseignement de l'École de Saumur, avec pour objectif la formation de cavaliers capables d'utiliser à l'extérieur n'importe quel cheval même mal dressé.
Le cavalier dauriste a le sens de l'impulsion, il exploite les résistances c'est le champion de l'équitation instinctive régularisée selon le mot du général L:Hotte.
Opposant farouche à François Baucher, le comte d'Aure est l'auteur d'une imposante bibliographie consacrée à l'instruction équestre et à l'amélioration de la race chevaline française.

VICTOR FRANCONI
1811-1897

Écuyer français héritier d'une longue tradition familiale liée au cirque. Une association de son père avec Pellier et Baucher avait permis au jeune Victor Franconi de bénéficier de l'enseignement classique et de la nouvelle école. En 1846, il se fixe à Paris où il fonde le premier hippodrome pour présenter des spectacles, équestres dans de grandes mises en scène. En 1851, il ouvre les arènes du Champ de Mars. Directeur des cirques d'hiver et d'été, il publiera son premier livre Le Cavalier en 1855 (manuel de formation du cavalier) ; et cinq ans plus tard, L’Écuyer (manuel de ceux qui instruisent les chevaux). Deux ouvrages qu'il réunira en 1891. Jusqu'à la fin de sa vie, Victor Franconi formera les grandes étoiles de l'équitation de spectacle.

LA GUÉRINIÈRE
1688-1751

Écuyer du Roi Louis XV, directeur du Manège royal des Tuileries.
François Robichon de La Guérinière est le maître incontesté de l'École française classique, comme en témoignent le renom et l'influence de ses deux ouvrages : École de cavalerie (1729-1731) et Éléments de cavalerie (1740). On doit à La Guérinière d'avoir établi sur des bases durables les règles de l'équitation académique.

GÉNÉRAL L’HoTTE
1825-1904

Officier de cavalerie, écuyer en chef du Manège de Saumur puis général commandant l'École de cavalerie.
Mis à cheval selon les principes classiques, Alexis L’Hotte trouva auprès de maîtres exceptionnels tels que le Comte d'Aure, défenseur de l'équitation d'extérieur, et François Baucher - qui devait *révolutionner l'équitation académique - une formation exceptionnelle. LHotte a marqué l'équitation militaire française par son autorité et sa sévérité. Auteur du règlement de cavalerie de 1876, disciple et fervent admirateur de François Baucher, Alexis UHotte est considéré comme l'auteur de référence de l'École française. En 1905 paraît Un officier de cavalerie où il évoque l'histoire de l'équitation française de la fin du XVIIe siècle au début du XXe siècle et consacre une large place aux deux maîtres : d'Aure et Baucher. Il compare leur enseignement, leurs procédés, leurs méthodes.

L’École bauchériste


FRANCOIS BAUCHER
1796-1873

Écuyer français du xix, siècle. Artiste et chef d'école dont l'influence fut considérable.
D'origine modeste, il fallut à François Baucher un talent éclatant pour s'imposer sur la scène équestre. Partageant sa vie entre le spectacle et le professorat, il suscitera l'admiration du public et la passion des amateurs.
Auteur d'une importante bibliographie, l'inventeur des changements de pied au temps aura marqué à jamais l'évolution de l'équitation savante et rénové l'art équestre en rompant définitivement avec les principes de l'ancienne école classique. En publiant en 1842, sa Méthode d'équitation basée sur de nouveaux principes, Baucher sera au centre d'une polémique inouïe. La nomination, en 1847, de son principal rival, le comte d'Aure, au poste d'écuyer en chef à l'École de Saumur mettra fin à ses espoirs de voir sa méthode adoptée par l'armée.
Accidenté en 1855 par un lustre, sur la piste du cirque des Champs-Élysées, Baucher se consacrera alors davantage à la formation de ses élèves et au perfectionnement des procédés de sa méthode dont l'édition de 1864 donne la meilleure idée.

ÉTIENNE BEUDANT
1863-1949

Officier de cavalerie, issu de l'École de Saumur.
C'est à travers l'enseignement du général Faverot de Kerbrech que Beudant fut initié au bauchérisme. Fidèle à « l'incroyable Maître » dont il apossédé saris défaillance la méthode « simple et logique », il réussira à obtenir de merveilleux résultats avec tous ses chevaux. Son oeuvre témoigne de cette recherche de perfection idéale : la légèreté, si particulière à l'école française.

LE GÉNÉRAL DECARPENTRY
1878-1956

Officier de cavalerie, Écuyer du Cadre Noir, Commandant en second de l'École de Cavalerie de Saumur.
Albert Decarpentry - petit-fils d'un élève de Baucher, E. Caron, est considéré comme l'écuyer le plus savant de sa génération. Il a contribué activement au rayonnement de l'équitation française tant par son action au sein de la Fédération équestre internationale que par son oeuvre écrite.

GÉNÉRAL FAVEROT DE KERBRECH
1837-1905

Officier de cavalerie, Écuyer de l'Empereur Napoléon 111, Inspecteur général permanent des Remontes.
François Faverot de Kerbrech eut pour premier maître son père, le général baron Faverot, élève du chevalier d'Abzac, puis il travailla avec un ancien piqueur du Manège de Versailles À Saint-Cyr il eut pour professeurs des élèves du comte d'Aure mais finit par suivre Baucher dont il devint un des élèves favoris. Homme de cheval réputé il fut chargé d'étudier les grandes écoles d'équitation de l'Europe ; auteur d'un splendide ouvrage sur le menage, il restera comme le continuateur fidèle de l'oeuvre de François Baucher.

JAMES FILLIS
1834-1913

Né à Londres d'une famille d'écuyers de cirque, le jeune Fillis a développé son talent auprès de Victor Franconi puis de François Caron
Sa réputation lui apporta une clientèle nombreuse et distinguée. Il fut le maître et l'ami de Georges Clemenceau qui prit une part importante dans la rédaction de l'ouvrage Principes de dressage et d'équitation (1890). De François Caron, Fillis avait reçu l'enseignement de Baucher. Bien qu'ayant pris quelques distances avec la méthode du Maître il sera un de ses continuateurs. Clemenceau essaya d'obtenir un poste d'écuyer civil pour James Fillis au Manège de l'École de Saumur, proposition qui devait soulever l'opposition des militaires et en particulier du général Lhotte. Après cet échec il travaillera dans le célèbre cirque Renz, en Allemagne et sa renommée s'étendit à toute l'Europe.
Il fut nommé en 1898 écuyer en chef à l'École centrale d'application des officiers de cavalerie à Saint-Petersbourg. On lui doit un Journal de dressage (1903) et un Règlement pour le dressage du cheval d'arme (traduit en français en 1914).
Il mourut à Paris le 3 mai 1913.

 

ADOLPHE GERHARDT
1824-1906

Officier de cavalerie, élève de Baucher, instructeur en Chef de l'École de cavalerie de Saumur.
Brillant instructeur qui restera fidèle aux premiers enseignements du Maître dont il propagera la méthode dans l'armée. Assez réservé sur la deuxième manière, Gerhardt restera, grâce au célèbre Traité des résistances (1877), l'auteur de la synthèse la plus réussie de la réflexion bauchériste.

L’École germanique


LUDWIG HÜNERSDORF
1748-1813

Maître écuyer du Prince électeur Guillaume 1er, puis Grand écuyer de Frédéric de Wurtemberg.
Instructeur militaire d'équitation puis écuyer de cour, Hünersdorf devait acquérir une grande réputation tant en Allemagne qu'à l'étranger. Fidèle à l'ancienne école et marqué par la culture française XVIIIe siècle, il proposera une méthode prudente et sage issue des principes des grands maîtres classiques.
Avec sa méthode qui vise aussi bien le dressage du cheval d'école que celui du cheval d'extérieur, Hünersdorf prendra une place originale dans cette époque mouvementée. Échappant au déclin de l'ancienne école il montre que l'on peut dresser sans préconiser la force ; de quoi bouleverser les idées reçues sur l'équitation allemande.
 
 

PAUL PLINZNER
1852-1920

Maître écuyer de S. M. l’Empereur d'Allemagne. Entré jeune au service des écuries de l'empereur.
Il devait gravir tous les échelons au sein du manège impérial pour accéder à la tâche délicate de dresser les chevaux de Guillaume il,. Il publia régulièrement des ouvrages visant à parfaire la formation des cavaliers et la méthode classique du dressage. Élève de Gustave Steinbrecht, il fut aussi son collaborateur pour rédiger le fameux Gymnase du cheval (1886) qu'il dut achever seul après le décès en 1885 du célèbre maître écuyer allemand. Cet ouvrage montre le haut degré atteint à la fin du xix, siècle par l'équitation académique de tradition classique. Plinzner prolongeant l'enseignement de La Guérinière, de Max von Weyrother, de Louis Seeger nous étonne par la minutie de son analyse et la logique de ses procédés.

L’enseignement


GÉNÉRAL DESCOINS
1869-1928

Officier de cavalerie le Général Descoins est J'auteur de nombreuses
études sur l'équitation et l'instruction militaire.
 

GUSTAVE LE BON
1841-1931

Médecin, savant, sociologue et ethnographe français, membre de l'Institut, Gustave Le Bon, auteur de nombreuses études a abordé les sujets les plus variés ; histoire des civilisations, médecine, psychologie, photographie... Cavalier et homme de science, il a conçu un ouvrage remarquable et du plus haut intérêt pour l'équitation.

Autres disciplines


COMTE DE MENDITTE
ENDURANCE

Le premier auteur à s'être intéressé aux courses d'endurance. La connaissance précise des épreuves et de leur préparation donne à cet auteur très cultivé le moyen de mener une étude rigoureuse, scientifique de cette discipline si difficile. Il fait bénéficier tout homme de cheval d'une expérience exceptionnelle.
 

EDWIN HOWLETT
ATTELAGE

Connu de tous les meneurs Edwin Howlett fait autorité dans l'art de conduire. Sa grande expérience et sa manière d'enseigner - précise et claire - lui ont valu de passer à la postérité. Il animait, à Paris, l'école de la rue Jean Goujon où de nombreux cochers ont acquis une habileté incontestable grâce à ses leçons.

JULES PELLIER
1830-1904
EQUITATION DES DAMES

Célèbre écuyer du nouveau Manège Pellier des Champs-Élysées, Pellier est le fils de Jules-Charles Pellier, associé à François Baucher et à Franconi. Il est l'auteur d'un Dictionnaire du langage équestre. Remarquable pédagogue il a su allier l'héritage classique - qu'il tenait d'une longue tradition familiale - avec le goût de son époque pour l'équitation d'extérieur et de loisir. Après d'Aure et Baucher, il occupera le devant de la scène équestre. Professeur de l'aristocratie féminine, il enseignera jusqu'au début du xx, siècle.
 
     
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